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La quête de la ridicule organisation

 
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estrella-de-nieve
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MessagePosté le: Mer 3 Aoû - 17:15 (2011)    Sujet du message: La quête de la ridicule organisation Répondre en citant

-Gurg-07/10/2010 19h59



La quête de la ridicule organisation

L’Organisation Inutile (L'OI) dominait Damoria depuis des décennies. Les jours se suivaient inlassablement et se ressemblaient : longs, monotones, gris, ennuyeux. La dictature que l’organisation inutile imposait et la lâcheté dont elle faisait preuve exaspéraient tout le monde. Hélas, personne n’osait se rebeller, sous peine de voir ses châteaux démolis dans les plus brefs délais. Enfin personne… non. Quelques irréductibles gau…

Roh c’est bon toi là haut ! On s’en fout du contexte, parle un peu de nous et balance l’histoire ! Le temps c’est de l’or.

Soit. Gurg, un nain colérique, dirigeant du royaume Gringria, ne l’entendait pas de cette oreille (pour peu qu’il y ait de l’elfe dans l’air…). Las de subir les dernières lubies des dégénérés au pouvoir, il désirait un monde meilleur, et surtout un peu plus d’or comme tout bon nain.
Depuis peu il n’était pas seul. Il était accompagnée d’une alliée, la chevalière Ellena, dirigeante d’un royaume fort fort lointain, dont personne ne connaît le chemin d’accès (même elle n’est plus sûr de pouvoir y revenir).

Oui bon, ça vous n’êtes pas obligés de le savoir. C’est la chevelure blonde sous mon casque qui vous fait penser certaines choses ?

Loin de nous une telle idée. D’ailleurs, nous ne révèlerons pas à Gurg ce que ce casque cache d’autre (pour le moment).
Gurg et Ellena refusaient donc de se soumettre à l’autorité de l’Organisation Inutile. S’exposer à ce risque signait sans doute par la même leur arrêt de mort. Cependant, ils avaient déjà échappé à bien des embuscades et déjoué de nombreux pièges.

Ils traversaient actuellement une immense forêt, avec quelques troupes afin de les protéger, en quête de potentiels alliés pour mener la rébellion.

Tu crois qu’on va trouver quelqu’un dans un endroit pareil ?

J’ai bien eu le malheur de te rencontrer toi, donc je reste optimiste.

L’étendue de la surface boisée et la grandeur des arbres ne laissait même pas voir le ciel, et seule une lumière faible permettait de faire la différence entre le jour et la nuit.
Rien ne laissait présager que quelqu’un d’autre se trouvait dans cette forêt. Et pourtant…
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MessagePosté le: Mer 3 Aoû - 17:15 (2011)    Sujet du message: Publicité

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estrella-de-nieve
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MessagePosté le: Mer 3 Aoû - 17:16 (2011)    Sujet du message: La quête de la ridicule organisation Répondre en citant

-pistache-07/10/2010 20h04



Gurg, franchement, on risque de trouver personne à cette allure , même sur un cheval tu reste lent…
Ellena, je fais de mon possible, tu sais bien que j'ai horreur de la hauteur, déjà que tu aies réussi à me faire monter sur cette … cette chose .
Le nain désigna d'un air de dégout , et d'épouvante le pauvre cheval qui supportait le poids et les coups de talons dans les flancs.
Oui heureusement que tu es monté, ma bourse y est passée en attendant !
Et les miennes sont écrasées...
Un coup de vent se fit sentir à travers le casque de la jeune elfe, provoquant un frisson involontaire .
La paire, mal assortie avança à travers les bois et sous bois à l'aveuglette, suivant les sentiers les uns après les autres. Alors, le nain mécontent de tourner en rond dans cette forêt sombre et insondable, commença à dire le fond de sa pensée.
Ellena je commence un peu à en avoir ras-le-bol , on devrait déjà avoir trouvé ce vieux sage comme le prétendent les rumeurs, si tu ne le trouves pas dans les moments à venir, c'est moi qui nous guidera. J'ai franchement l'impression que tes talents de pisteuse s'effacent au fil du temps que je reste avec toi.
Gurg, un mot de plus et je t'étripe! A ton avis pourquoi je ne trouve pas la cabane de ce vieux fou ? Parce que tu ne fais que râler . Laisse moi faire , et suis moi .
L'elfe, contente d'avoir enfin trouvé un sentier plus marqué que les autres, lui prouva qu'elle avait raison ; quel aurait été le plaisir de Gurg s'il avait découvert qu'en vérité elle menait sa barque à l'inconnu , mais il n'avait pas besoin de savoir ce détail insignifiant.
Les compagnons avancèrent et au fur est à mesure , les marques du sentier étaient de plus en plus marquées ; l'elfe n'espérant qu'une chose : trouver la cabane de cet ermite pour avoir enfin des preuves contre L'Organisation Inutile. ( Perdue dans ses pensées la guerrière ne remarqua pas l'air congestionné du nain se tordant ridiculement sur la selle de son cheval. )
La jeune femme leva la tête et observa le ciel, ou du moins se qu'elle put en voir et observa les mouvements des oiseaux , ils semblaient étrangement agités. Ils devaient se dépêcher, le vieux ermite avait fait parler de lui dans toutes les contrées du nord de Damoria, et des troupes ennemies avaient dû être dépêchées pour le tuer.
Gurg , dépêchons nous j'ai un mauvais pressentiment.
Donnant un coup de talons bien vif dans sa jument noire ébène, elle partit à une vitesse folle laissant le pauvre Gurg sans voix et sans motivation sur le bord du chemin .
Tss les femmes…
A son tour le pauvre nain partit à un petit galop pour éviter les rebonds trop importants, et de se retrouver par terre et laissé pour ridicule .
Ellena ne s'inquiéta pas pour Gurg, elle savait pertinemment que malgré ses grognements permanents, il était déterminé à faire tombe cette mascarade que représentait L'Organisation Inutile. Continuant à avancer , elle vit une fumée s'étendre comme une trainée dans le ciel, et suivit cette piste plus que prometteuse. Après quelques instants d'arrêt, elle entendit enfin le bruit des sabots du cheval de Gurg . Elle continua à avancer pour trouver comme dans la description du tavernier qu'il leur avait donné l'adresse de l'ermite , une cabane en bois et paille , avec une petite cheminée , d'où la fumée observable de loin .
Trouvant un arbre à proximité, elle arrêta sa jument , descendit et l'attacha à l'arbre, elle eu même le temps de boire une gorgée en attendant que son acolyte arrive .
Le nain arriva avec toute la douceur et délicatesse d'un éléphant marchant sur un nid d'œuf, Ellena grimaça devant ce spectacle en se disant que Gurg était irrécupérable, mais après tout c'est comme ça qu'elle l'appréciait avec ses qualités, quoique aucune ne lui venait à l'esprit, mais surtout avec ses défauts .
Ellena ,vas y je te rejoins, je dois encore descendre de cette chose .
Dans ce cas j'y vais de ce pas! Et fais en sorte de ne pas te coincer la cheville dans l'étrier en descendant .
Oui, oui … va t'occuper du vieil homme .
L'elfe avança en douceur , sans un bruit quand un cliquetis assourdissant se fit entendre suivit d'un juron. (pas la peine de le retranscrire, il choquerait les oreilles les plus sensibles)
Ne prenant pas la peine de regarder l'aspect de la chute, l'elfe toqua à la porte .
Y a t-il quelqu'un ?

Ohé , vieil homme ?
Un bruit de pas, très discret, se fit entendre mais grâce à la fine ouïe de l'elfe , Ellena su qu'une présence habitait la chaumière. Elle s'apprêtait à coller l'oreille sur la porte pour en savoir davantage, lorsque un cliquètement de clés se produisit, faisant sursauter la jeune femme, puis la porte s'ouvrit . Un homme grand mais avachi, vêtu de blanc de la tête aux pieds (quoique le bas était plutôt noircit de poussière et de crasse), possédant une barbe similaire à celle de Gurg, sauf que celle-ci était blanche, et un crane dégarni a son sommet, se tenait dans l'embrasure de la porte .
Que voulez-vous jeune elfe ?
L'elfe sursauta une seconde fois, ce qui était énorme dans un intervalle de cinq minutes, comment le vieil homme avait vu qu'elle était de race elfique ? Décidément les humains se révélaient passionnant à certains moment. Elle espérait toutefois que Gurg n'avait pas entendu le vieillard lui dire qu'elle était elfe, car il l'ignorait encore pour l'instant. Elle lui répondit en chuchotant :
Bonjour , pourriez-vous omettre le fait que je sois une elfe devant mon compère ?
Le vieil homme leva un sourcil, ne répondit rien et laissa entrer la jeune femme .
A ce moment, les pas lourds et petits de Gurg se firent entendre. Le vieil homme laissa entrer également le nain mais et ne fit de remarque ni sur sa race ni sur celle de l'elfe, comprenant le message .
Alors, je réitère ma question, que puis-je pour vous ?
Nous voulons des informations sur L'Organisation Inutile de Damoria .
Ah, je vois. Attendez, je vais vous apportez de quoi vous assoir, l 'histoire est longue et vous avez du parcourir un long chemin.
Ellena regarda Gurg, et lui chuchota
Attention , il n'est pas si fou que sa , méfie toi avec ta langue bien pendue.
Mouarf, on verra bien, bon c'est quand qu'il revient, j'ai les jambes cassées. Et j'ai faim!
L'homme âgé réapparu peu de temps après, armé de deux tabourets, l'un d'entre eux étant un plus grand que l'autre. Ellena comprit l'attention et donna le plus grand à Gurg, afin qu'il soit à la même hauteur qu'elle.
Les compères s'assirent et toute ouïes ils écoutèrent le récit de l'ermite.
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MessagePosté le: Mer 3 Aoû - 17:17 (2011)    Sujet du message: La quête de la ridicule organisation Répondre en citant

-Gurg-10/10/2010 20h52



L’ermite s’apprêtait à commencer son histoire, lorsqu’il referma la bouche, devant l’air grognon de Gurg.

Haem, oui, j’ai cru comprendre que vous aviez faim.
Tu me fais honte Gurg…. lui chuchota Ellena
Mais voyez-vous, mes vivres s’épuisent, et je n’ai plus longtemps à vivre. Je me nourris donc à la sauvage, avec ce que je trouve dehors.

Gurg eut l’air déçu, mais il avait plus important à entendre. L’ermite entrepris donc de leur raconter ce qu’il savait de L’OI, tandis que la lueur du jour baissait continuellement.
C’est ainsi qu’ils apprirent que L’Organisation Ridicule ne fut pas toujours ainsi. Elle existait depuis des lustres, et bien avant que Gurg ou Ellena n’en apprennent l’existence.

Ils sont donc tous des vieux croûtons un peu comme vous ?
Idiot !
Ils se transmettent le pouvoir de génération en génération. On dit qu’ils existent quasiment depuis la création de notre monde. Du haut de mes 132 ans, je les connais depuis leur naissance.
Pfiouuuu….
Au départ, ils étaient emplis de projets, et leur évolution a été rapide. C’est ainsi qu’ils ont su s’imposer dans Damoria.
Leur dictature ne date donc pas d’aujourd’hui si je comprends bien ?
Détrompez-vous jeune el... hum jeune femme. (ce fut moins une) Les premières générations ne ressemblent pas à celles qui nous attaquent aujourd’hui. L’Organisation Inutile a connu un age d’or, durant lequel de grands noms ont marqué l’histoire de Damoria.

En effet, le vieux sage avait raison. L’OI avait eu la chance de compter parmi ses membres des êtres au cœur pur, et au charisme fort développé. Certains ont eu la chance d’assurer leur descendance, et leur nom est ainsi porté par leurs fils (le plus souvent encore parmi l’OI), leur assurant honneur à titre posthume. D’autres, comme cette élégante et inégalée diplomate que certains certaines surnommaient « étoile de neige », ont été perdus de vue. Mais leur nom restera à jamais gravé dans nos mémoires, et leurs accomplissements ainsi que leurs écrits sont aujourd’hui d’une valeur inestimable.

Mais alors, comment en est-on arrivé aux L’OI d’aujourd’hui ?
Hélas, toute bonne époque connaît une fin. Et les anciennes générations, sitôt disparues, furent remplacées par une nouvelle génération, puis à nouveau une autre génération. Peu à peu les bonnes valeurs qui faisaient l’OI d’antan se sont perdues dans les tréfonds de Damoria, et la diplomatie s’est dégradée au fil du temps.
Et aujourd’hui ils nous emmer…
Gurg ! Tu veux que je te renvoie de force sur ton cheval ?
Oui bon, ils causent du tort à nos chastes journées, maudits pancakes.
Consternant… chuchota Ellena, qui cette fois pensa bien que Gurg était irrécupérable pour de bon.
Ces dernières années, les faits qui me parviennent sont de plus en plus alarmants. La diplomatie semble disparaître du langage des L’OI, et seul leur dirigeant la pratique encore de temps à autres. Leurs actes sont dénués de tout honneur, ils n’hésitent pas à abattre les plus faibles, et à faire jouer leur force inégalée pour faire ce qu’ils veulent de ce monde.
A qui le dites-vous… pourquoi pensez-vous que nous sommes là et las ?
Là et là ? tu perds la tête mon bon ami.
Mais non. Tu es bête comme une elfe ou quoi ?
Gloups. Non ! répondit Ellena, horrifiée et le cœur battant à 200 à l’heure de peur que Gurg ne découvre qu’elle était une elfe.
D’ailleurs, je ne vous apprendrais rien en vous disant qu’ils me recherchent pour me tuer ? J’ai ouïe dire qu’ils n’étaient vraiment pas loin d’ici. Je m’apprête à fuir à tout moment, si mon cœur fragile ne me lâche pas en route.
Pardon ? Donc nous ne sommes pas en sécurité ici ?

Le vieux sage n’eut pas le temps de répondre. Un bruit assourdissant le fit à sa place.

Qu’est-ce que c’était ? Hannnn…. Un boulet de catapulte ! Vous croyez qu’il y’a de l’or à l’intérieur ?
Gurg, il faut qu’on se tire d’ici. Il y’a des hallebardiers qui arrivent ! Grand sage, fuyez, nous allons tenter de les retenir.
Je ne suis qu’un lourd fardeau, vos jambes ne sont pas lourdes comme les miennes, ne vous souciez pas de moi.
Hors de question. Essayez de vous cacher où vous le pourrez, nous les retiendront bien un petit moment.
Sinon il n’a pas tort, il est vieux, sénile, et nous a déjà tout dit…. Chuchota Gurg à Ellena

Fuyant comme il le pouvait, le vieillard disparu en empruntant une porte, dissimulée derrière une étagère. Une issue de secours en quelques sortes. De justesse, puisque l’ennemi ouvrit la porte à la volée. Ils étaient cinq, et trois d’entre eux portaient une arme.
Une phase d’observation débuta alors, et dura quelques minutes. Puis les premiers chocs du croisement des fers retentirent, dans la pénombre de la nuit qui tombait.
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MessagePosté le: Mer 3 Aoû - 17:18 (2011)    Sujet du message: La quête de la ridicule organisation Répondre en citant

-pistache-14/10/2010 17h30



 Ellena commença peu à peu à fatiguer au bout d'une dizaine de minutes intenses ; elle se battait à la manière des humains pour éviter d'être découverte, mais cette manière brusque , lente et puissante de se battre l'affaiblissait énormément, l'empêchant de parer les coups .

Faites que cela se finisse, ou alors je me délie de cette façon de se battre.


Gurg de son coté, parait et attaquait sans difficulté, mais observait du coin de l'œil l'affaiblissement d'Ellena, de plus en plus visible. Il remarqua un problème dans sa façon de combattre, sans pouvoir mettre son doigt boudinnet dessus. Voyant que leurs ennemis continuaient sans relâche leur acharnement, l'issue du combat allait être désastreuse sauf si …

Ellena , fuyons !

Tu es sur ? On peut y arriver ! S'exclama l'elfe, en cachant ce qu'elle était, à bout de souffle

Quand soudain les attaquants se retirèrent momentanément pour former deux groupes compacts, puis ils s'avancèrent, pris d'une folie meurtrière .

AAAHHHHH , tuez les !

Épées levées, deux hommes s'apprêtaient à foncer sur Ellena, et les trois autres sur Gurg.

Gurg , fuyons !

Gurg sourit, prit la main gantelée d'Ellena et courût le plus rapidement qu'il pu avec ses deux petites jambes vers la porte cachée. Lorsqu'il franchit la porte, il sortit de sa poche une petite boule ronde, et la lança sans se retourner sur leurs assaillants.
Cela nous laissera du répit pour fuir.

Ellena s'apprêtait à courir dans la foret, lorsqu'elle aperçu en retrait sa jument noire. Le vieil ermite avait du profiter que les deux compagnons détournent l'attention des attaquants pour déplacer le cheval à l'arrière, et s'enfuir sur le poney robuste de Gurg.
Ellena sourit finalement il n'est pas si fou mais il y en a un qui n'allait pas être content... quoi que!

Elle s'apprêtait à le dire à Gurg quand un bruit assourdissant se fit entendre dans la chaumière de l'ermite. Se retournant, surprise de cet explosion terrifiante, elle vit le toit en feu et les murs presque tous détruits. Ellena savait que c'était l'œuvre de son comparasse, mais n'ayant pas le temps de poser la question, elle monta à cru sur sa jument et tendit le bras a Gurg, qui d'un bond puissant se hissât derrière l'elfe.

HYA , HYA

Ellena , je me sens pas bien
couina le nain

Gurg , je sais que tu n'es pas confortablement installé, mais il va falloir faire avec, donc maintenant tais-toi. Nous devons trouver un endroit discret ou nous arrêter.

Ellena grimaça. Le nain, terrifié et horrifié d'aller si vite sur le dos du cheval, s'accrochait désespérément à Ellena .

GURG!!! hurla Ellena. Serre pas si fort à cet endroit là, y'a mes... enfin, je suis une femme, tu devrais te douter non?

La prochaine fois c'est moi qui passera devant, tu verras comme c'est agréable d'avoir l'impression de voler à chaque foulée de cette bestiole! C'est pas ma façon de m'envoyer en l'air...

Ellena leva les yeux vers le ciel , le nain, toujours à exagérer …

Au fur et à mesure de leur progression, la jument s'épuisa très vite à cause du double poids ou même du triple poids, les nains étant réputés pour leur poids corporel élevé, mais aussi par les outils qu'ils promènent sur eux, faisant ainsi le double de kilos d'un humain normal.

Quand Ellena remarqua qu'un endroit plus éclairé que d'autres s'entendait devant eux , elle ne perdit pas un instant et s'y élança. Elle y trouva une carrière magnifique, une oasis dans une foret effrayante.

Gurg on s'arrête là pour un petit moment .

Ah enfin j'en pouvais plus moi !

Ellena s'approcha de la jument, qui avait besoin de repos et de boire de l'eau du petit bassin bleu clair qui se trouvait dans un creux entre plusieurs énormes rochers.

Elle descendit avec toute la grâce d'une elfe, malgré son armure.
Quant au nain, grimaçant devant la hauteur, il hésita. Puis d'un bond, il descendit, mais loupa sa réception et s'affala sur le sol avec pour réponse un horrible juron
… !

Ellena essaya de ne pas rire devant cette scène par respect pour Gurg mais se fût dur.

Grr j'ai horreur de ça !

Gurg, va voir si tu peux aller chercher des victuailles, je vais en profiter pour me laver rapidement.

Le nain rougit et partit en repensant à sa chevauchée peu confortable avec Ellena ….

Oui j'y vais .

Ah un moment tranquille , enfin !

L'elfe se dévêtit rapidement, du moins le plus rapidement possible car l'armure était dure à enlever malgré sa légèreté. Elle préféra garder son casque, par sécurité son identité devait rester secrète le plus longtemps possible, même aux yeux de son compagnon .

Une fois sa toilette terminée, elle remit son armure juste à temps, à quelques instants près le nain serait tombé sur une Ellena à moitié dévêtue (cela lui aurait-il plu? Nul ne le sait...).

Aller Gurg! On va sortir de cette forêt. Tu as trouvé ce qu'il faut ?

Mrph oui, mais de quoi nourrir un elfe. Rien de bien nourrissant pour deux personnes comme nous!

Ah je vois. Pas grave, ça nous sera toujours utile.

L'elfe remonta sur sa jument, puis tendit son avant-bras pour que le nain monte à son tour.

Au fait Gurg, c'était quoi ce que tu as lancé sur nos attaquants ?

Haha, secret de fabrication!

L'elfe, curieuse d'en savoir plus, voulu lui poser d'avantage de questions, mais savait pertinemment que si il ne voulait pas lui dire maintenant, il lui dirait bien une autre fois.

HYA !

Et c'est ainsi que nos deux compères traversèrent la foret, après s'être perdus maintes fois, pour enfin en sortir.
Sur des sentiers en hauteur, les complices aperçurent un petit village en contrebas, et décidèrent d'un commun accord d'aller se reposer et de manger dans une taverne.

Arrivés dans le village, nos deux compagnons furent étonnés par l'inactivité des villageois, tous semblaient mornes, abattus et sans espoir.
Une fois le cheval attaché dans l'écurie commune au village, les amis entrèrent dans la taverne qui était le seul bâtiment bourdonnant de bruit. Une fois rentrés à l'intérieur, le silence fût complet ; tous les habitués regardaient passer l'étrange couple d'aventuriers avec froideur et arrogance, mais ne pipèrent pas un mot.

Ellena, devant cette hostilité à peine cachée, s'installa à une table dans un coin sombre où ils seraient plus tranquilles.

Le tavernier arriva vers eux (un homme d'une cinquantaine d'années, balafré et possèdant une épaisse moustache grise) et s'adressa à eux avec un ennui visible :

Oui ?

Le gîte et le couvert !

J'vous apporte sa d'suite !

Après l'échange bref, les bavardages reprirent leur cours comme si ils n'avaient jamais arrêtés. Pourtant, un groupe d'hommes avait remarquer le couple et regardait d'un œil intéressé Ellena, qui malgré son armure, montrait quelques formes féminines .
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MessagePosté le: Mer 3 Aoû - 17:18 (2011)    Sujet du message: La quête de la ridicule organisation Répondre en citant

-Gurg-14/10/2010 20h51



L'attente fut longue pour le couvert. Était-ce le tavernier qui prenait tout son temps pour servir, ou pouvait-on justifier ce retard par la qualité du repas qui attendait nos deux compagnons? Nous allions bientôt le savoir, alors que pendant ce temps, les bavardages incessants des alentours baissaient graduellement en intensité, au fur et à mesure que les clients s'en allaient. Le groupe d'hommes jetait toujours des regards furtifs en direction d'Ellena, mais l'elfe ne leur prêta pas attention, elle avait autre chose à penser.

Puis le repas arriva enfin devant leurs yeux.

V'là le mêt. J'vais plus que ça, comme z'ètes v'nus à la fin d'mon service.

Le tavernier repartit aussi vite qu'il était venu, comme s'il avait jeté de la nourriture à des animaux.

Ellena... j'aime pas ce mêt.
Hélas tu vas devoir t'y faire, il n'y a que ça.
Il n'aurait pas pu servir autre chose? Je ne sais pas moi, des bonnes cuisses d'elfe rôtie par exemple.

Ellena manqua de s'étouffer avec ce qu'elle mangeait.

Tu vas bien Ellena?
Grphh, oui ça va! répondit l'intéressée, apparemment embarrassée et agacée.

Le nain ne semblait avoir aucune pitié envers la race elfe. Cela confirmait ce que pensait Ellena. Retarder le plus possible le jour où il découvrira qu'elle en est une. Elle ignorait quelle réaction aurait le nain, et n'osait pas encore tenter sa chance, elle avait besoin de lui en cette période sombre que traversait Damoria.

Alors qu'ils mangeaient (l'une à sa faim, l'autre par pure obligation de survie), l'un des hommes du groupe qui les observait se leva de sa table, et approcha des deux compères.

Bonjour à vous deux, monsieur le nain et mademoiselle qui est charmante
Gurg regarda Ellena avec un œil rieur : c'est bon il est bourré...
Voilà un moment que l'on vous observe, et nous avons l'impression que vous n'êtes pas d'ici. Pourrions-nous vous offrir une chope de bière ?
Ahhhh, en voilà une bonne idée! Allons mon pote! Tant que c'est toi qui paie, buvons!
Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée...
Mais si, allez, tu verras.

Pour faire plaisir au nain, l'elfe s'exécuta. Ils rejoignirent la table emplie d'hommes, qui leur firent deux places bien distinctes, mais séparées. Après quelques instants de réflexion, l'elfe laissa sa place de libre, et préféra aller se serrer près du nain, auprès duquel elle se sentait malgré tout plus en sécurité.

Alors, que venez-vous faire ici?
Nous sommes à la recherche d'alliés pour mener une rébellion contre l'Organisation Inutile.
Mais nous les connaissons très bien ma chère!
Chouette, alors vous allez pouvoir nous aider?

L'homme lui répondit par un petit sourire, sans ajouter mot. Un autre homme du groupe rapporta plusieurs chopes de bières, et les déposa devant chaque personne assise devant la table, sauf Gurg.


Eh oh, et moi là?
Haem, pardonnez-moi, je ne vous avais pas vu, comme votre tête ne dépasse pas la hauteur de ta table... héhé

Tous prirent leur chope, et mise à part Ellena, tous burent la chope d'un seul trait. Tous les mêmes les hommes... pensa Ellena.
Alors que la tablée discutait de tout et de rien, la salle se vidait peu à peu pour de bon, si bien qu'il ne restait désormais plus qu'eux. Quelque peu amusé, le nain riait bon train. Et c'est sans le moindre mal qu'il accepta d'aller prendre l'air quelques instants avec l'un des hommes, sous prétexte de parler de richesses à découvrir. Cela laissait donc Ellena seule avec deux hommes.
Ils continuèrent leur discussion tous les trois durant quelques minutes, quand l'un des deux hommes cligna de l'œil en direction de l'autre. Ce fut le signal. Ni une ni deux, ils se levèrent de table, et se jetèrent en direction d'Ellena. Ils la saisirent comme ils le purent, et commençaient à l'emmener en direction d'une arrière salle ; elle, se débattait de tout son corps, et malgré qu'elle soit une femme, elle résistait plutôt bien à l'emprise des deux hommes. Tout en s'accrochant à la table, elle appela Gurg à l'aide.



[Dehors :]
Gurg!!!
Tiens, qu'est-ce que j'ai fait encore? Elle va encore me sermonner...
Ahah, toutes les mêmes les femmes. N'y prètez pas d'attention...
Mouarf, tu as certainement raison. De toutes façons, on a toute la nuit devant nous.
Guuuuurrggg!!!
Pffff, elle est chiante. Je vais voir ce qu'elle veut.
Non non, restez avec moi, c'est mieux je vous assure.
Mhh... ouais, mais non. Je fais quand même ce que je veux.
Dans ce cas, il faudra me passer sur le corps!


Surpris par le soudain changement de réaction et de ton de son interlocuteur, Gurg resta surpris quelques instants, bouche bée.


Alors mon gros nain, on gobe les mouches?


Ce fut la phrase de trop. Ne cherchant pas à comprendre s'il plaisantait ou non, Gurg dégaina son coutelas, et le lança en pleine figure à son adversaire, qui tomba raide mort, sans même avoir le temps de crier sa douleur. Comprenant par la même que, problème ou pas, il fallait maintenant se dépêcher, il entra en courant de ses petites jambes dans la taverne, où il aperçut Ellena et les deux autres hommes, qui lui assénaient désormais des coups afin qu'elle se laisse embarquer. Ainsi donc c'était un plan prévu dès le départ. Gurg approuva donc son meurtre, pensant que c'était bien fait pour sa gue... pour son matricule dirons-nous.

Lâchez-là!

Les deux hommes éclatèrent de rire. Qu'est-ce qu'un petit nain pouvait bien faire face à des hommes, même s'ils n'étaient pas armés?

Gurg, prend mon épée, elle est là à côté de toi contre le mur!
Pfff, elle sera trop lourde pour toi, sombre idiot!

Ne jamais énerver un nain colérique... Fou de rage, et pris d'un élan d'assurance en raison de l'alcool qu'il avait ingurgité précédemment, Gurg se saisit de l'épée, et fonça en direction des deux hommes. L'un deux tendit la jambe, et voilà notre Gurg au sol. Cependant, cela permit à Ellena de s'échapper de son étreinte, et de retenir à son tour, tant bien que mal, l'un des deux hommes qui s'apprêtait à donner des coups de pieds au nain, étalé sur le sol.
Le nain se releva de justesse, car Ellena ne put tenir une seconde de plus, et l'homme n'eut aucun scrupule à la projeter en arrière, la laissant retomber sur son arrière train comme une malheureuse.

Ca c'était de trop!

Rouge écarlate, le nain plongea tête et épée en avant, et transperça l'homme fautif au niveau de la gorge.

Plus qu'un! Alors, quel est ton problème à toi espèce de couard?

Le nain n'eut pour réponse qu'un juron de l'ennemi, qui s'enfuit en courant au dehors de la taverne.
Le calme à présent revenu, Gurg s'agenouilla devant la dépouille de sa seconde victime, de laquelle brillait un étrange bracelet doré. Il s'en saisit, et heureux de sa trouvaille, il l'exhiba à sa compagne.

Gurg, regarde ça!
Oui bah quoi, c'est de l'or, t'en a jamais vu?
Non, regarde, il y'a une inscription!

Au milieu du bracelet, on pouvait effectivement lire quelques lettres gravées dans l'or, et plus particulièrement des initiales : L O I . Il s'agissait donc de l'organisation ridicule, qui leur avait tendu une nouvelle fois un piège!

Il n'y a pas une seconde à perdre, quittons cette taverne avant que d'autres n'arrivent!

Quittant la taverne, la fièvre du combat redescendit d'un cran. Il fallait désormais trouver un autre lieu où dormir, et trouver pour de bon des alliés lors de leur quête. De plus, il ne fallait pas commettre les mêmes erreurs.

N'empèche, quelle idée d'aller dans une taverne ennemie, il faut vraiment être stupide!
Mais, Gurg, je ne pouvais pas savoir qu'elle appartenait à l'ennemie!
Mouais, et après ça tu sais toujours où est-ce qu'on va...
Je fais ce que je peux!
Oui, c'est à dire pas grand chose! Maintenant, laisse-moi me débrouiller pour trouver où est-ce qu'on va.
Tu iras tout seul!

Piquée au vif, l'elfe rougit de rage et couru dans la direction inverse de celle de Gurg, et disparu à l'horizon, dans l'obscurité de la nuit et le silence d'un village désertique.

[Edit pour correction de petits fautes bien maladroites]

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MessagePosté le: Mer 3 Aoû - 17:18 (2011)    Sujet du message: La quête de la ridicule organisation Répondre en citant

-Gurg-16/11/2010 09h19



Gurg fut réveillé par les premiers rayons d’un astre resplendissant, pointant à l’horizon. Il était allongé dans l’herbe, entouré de rosée rafraîchissante. Il s’étira de tout son long, puis daigna se lever.

Ellena !

Pas de réponse. Le nain eu beau appeler, crier, seul son écho lui répondit.
Ce n’est qu’après quelques instants que le nain se souvint de son altercation avec la jeune femme, la veille au soir. Ainsi donc il ne l’avait pas rêvé, il s’était bel et bien disputé avec son alliée, qui ne semblait toujours pas réconciliée avec lui. Le nain entrepris donc de continuer son aventure seul, comme il l’avait fait avant de rencontrer Ellena.
Il ramassa ses affaires, et quitta la prairie qui lui avait servi de lit de fortune. Il ignorait comment il en était arrivé là (l’alcool aide à oublier parait-il… il a même décimé un régiment, mais ceci concerne une autre histoire ). Gurg prit la direction du village, dans lequel ils avaient trouvé la taverne le soir dernier.
A peine arrivé à l’entrée du village, il constata la présence de nombreux gardes dans les rues. Deux portraits apparemment dessinés sommairement étaient placardés dans toutes les rues, avec quelques inscriptions en dessous. Avec finesse (pour un nain, entendez par là : dans un fracas caractéristique), Gurg se faufila dans une ruelle afin de lire ce qu’il y avait d’écrit :


Citation:

Pour des actes de malveillance inacceptables, ayant entraîné la mort de deux des nôtres, nous déclarons ennemis de la patrie un nain un peu gras à barbe courte et une jeune elfe blonde aux formes alléchantes. Forte récompense pour toute personne les ramenant, morts ou vifs.
Signé : Le conseil supérieur L’OI



C’est bon ç’pas moi, c’pas une elfe que j’ai avec moi. Pis je suis tout seul maintenant de toutes manières.


Gurg poussa un léger soupir. Malgré leurs mésententes, les deux aventuriers s’étaient attachés l’un à l’autre. Et pour la première fois Gurg ressentait de la tristesse à l’idée de ne pas revoir son alliée. La solitude avait-elle gagné notre nain à l’air pourtant insensible ?
Pas le temps d’y réfléchir, le bruit fait par le nain pour accéder à la ruelle avait ameuté les alentours, et voilà qu’un garde l’interpellait !

Monsieur, approchez s’il vous plait !

Inutile de tenter une pirouette supplémentaire, il y’a un moment pour plaisanter, et un moment pour… fuir !! Gurg pris les jambes à son cou, et se faufila de ruelles en ruelles. Poursuivi par le garde, il s’épuisait peu à peu (comment voulez-vous qu’un nain grassouillet soit sportif ?), et sans miracle, il serait rattrapé. Gurg se retourna une dernière fois pour voir où était son poursuivant, mais ne pris garde (jeu de mot involontaire, promis) à un pavé plus gros que les autres, dans lequel ses pieds se prirent. Voilà notre Gurg au sol, avec le garde juste à côté.
Gurg s’attendait à tout moment à combattre, et il dégaina alors son coutelas, encore entaché du sang de son meurtre, la veille.

Eh oh, que faites vous ? Je ne vous veux aucun mal.
P.. pardon ?
Non, j’ai simplement remarqué vos talents guerriers, et j’aimerais que vous m’accompagniez lors d’une conquête.
Pfff, j’ai autre chose à foutre que de vous tenir la chandelle lors d’un rendez-vous.
Je voulais parler de la conquête d’un château tout proche, qui semble abandonné.
Mhhh, tant qu’il y’a de l’or, pourquoi pas. Mais qui êtes-vous pour me proposer ceci ? Et pourquoi moi ?
Tout d’abord, je me prénomme Messire Aurelius Trocabar Tonus (MATT), dit Miaou.
Heu, oui, c’est ça. Et en Damorien ça donne quoi ?
Appelez-moi simplement M'at. Mais ne restons pas là pour le moment, venez avec moi.

Gurg et M'at quittèrent séance tenante le village. Sur la colline surplombant ce dernier se trouvait en effet un château, incroyablement bien bâti. M'at, une fois son armure dégarnie, ressemblait à un petit homme frêle, aux muscles pas plus développés qu’un enfant. Son visage était traversé par une fine moustache, et ses yeux verts laissaient penser qu’ils devaient briller dans l’obscurité.
Arrivé aux portes de ce château, les deux alliés temporaires mirent en place un plan tactique. Gurg devait user de sa force pour tailler un passage dans l’épaisse barricade entourant le château, et M'at devait entrer et tuer les rares survivants (s’il y en avait). Tous deux partageraient les trésors que cachait cette forteresse.

Gurg accomplit sa tâche à merveille. La barricade ne résista pas longtemps à notre nain, et un grand passage s’ouvrait à eux… ou tout du moins à lui : M'at avait disparu.

Bon, je ne vais pas jouer au chat et à la souris avec lui, tant pis, il n’avait qu’à être là…

Gurg entra seul dans le château. Après quelques heures de recherche, et quelques combats remportés aisément par le nain, le verdict était sans appel : aucun trésor dans ce château. Cependant, tout cela paraissait bien étrange : certains recoins étaient étrangement propres, comme si quelques heures plus tôt des objets s’y trouvaient à la place de la poussière environnante. Sherlock… pardon Gurg sorti déçu du château, en empruntant l’entrée principale.
Tout juste sorti, ce détail lui frappa l’esprit : comment cette entrée était-elle ouverte, alors que personne d’autre n’avait pu entrer normalement ? Gurg fit demi-tour, et à l’instant même où il arrivait devant cette fameuse entrée, celle-ci se referma sous son nez.

Quel culot !
C’est ainsi, nain débile. Tu as voulu jouer au plus malin, et tu as encore perdu.
Comment ça, encore ?
Tu croyais avoir trouvé une taverne calme hier soir, non ?
QUOI ? Vous êtes un L’OI vous aussi ? Rendez-moi ce château ! Voleur !
Héhéhé, tu peux toujours courir. Tu ne peux rien face à notre puissance.
Espèce de lâche ! C’est la première fois que je vois un esprit si peu chevaleresque. Vermine ! Gurg cracha au sol, devant le dégoût que lui inspirait le L’OI.
Oh, pauvre chou. Ils sont méchants les L’OI, hein.

Gurg abandonna toute discussion, puisque le dialogue semblait impossible face à un être campé sur ses positions. Dominer Damoria est une marque de puissance, mais elle ne justifie en aucun cas le dédain des autres, et encore moins l’attitude qu’on les L’OI ces derniers temps.
C’est sur cette triste conclusion (provisoire heureusement) que Gurg s’en alla, en quête de réconfort. C’est dans des moments comme ceux-ci que la présence d’Ellena lui manquait le plus. Elle apportait au nain une présence dont il semblait ne plus pouvoir se passer. Mais où était-elle ?
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MessagePosté le: Mer 3 Aoû - 17:20 (2011)    Sujet du message: La quête de la ridicule organisation Répondre en citant

-pistache-22/12/2010 22h58



Ellena, furieuse, repartit chercher sa jument, la monta, et partit dans la direction opposée de celle depuis laquelle ils étaient venus. Elle avait toujours tendance à s'énerver très vite, les elfes étaient très souvent une race bagarreuse qui avait du mal à garder son sang froid.

Depuis la nuit des temps, les nains et les elfes étaient des races incompatibles (incompatibles en tous points : taille, caractère, goût sex... hum!) Les nains, race qui vit habituellement dans les montagnes regorgeant d'or, ces petits « hommes » possèdent un ego qui n'a d'égal que leur fortune (c'est à dire immense). Les nains sont faits pour chercher des trésors, ils ne sont pas de grands combattants (sauf cas exceptionnel, comme Gurg l’a démontré il y’a peu).
Les elfes, au contraire, sont en harmonie avec la nature et ont horreur d'être enfermés. Ce sont depuis toujours de grands combattants possédant un sens de la justice impressionnant, mais qui au contraire des nains, ne possèdent rien à part leur fierté et liberté.

Ellena en avait ras le bol de supporter ce casse pied de Gurg, qui passait son temps à râler alors que lui même ne savait pas où ils avançaient. Il en avait de bonnes, ce n'était pas écrit en gros sur la taverne qu'elle était remplie d'ennemis.
Cela lui apprendra je vais partir un bon moment il se rendra compte que sans moi il est seul … d'ailleurs moi aussi je suis … seule

La jeune femme ferma les yeux, leva la tête vers le ciel et versa une larme, pour la solitude qu'elle éprouva et pour le fait qu'elle ne verrait sans doute plus jamais les siens.

Stop! Ellena, tu as une mission, tu dois délivrer Damoria de L'Organisation Inutile, cette fichue organisation a fait suffisamment de dégâts, il est temps de les remettre en place. A défaut de retrouver ton peuple, tu dois délivrer les humains de la tyrannie de L'OI ; même si au départ l'institution était pavée de bonnes intentions, il n'en reste pas moins qu'a présent elle a anéanti de nombreux joue... Humains.

L'elfe serra le poing, puis saisit la crinière de sa jument et donna une petite caresse a celle-ci, comprenant qu'Ellena voulut partir au galop et ce, sans se retourner sur le petit village morne.

Elle chevaucha sa monture pendant un temps qui lui semblait indéfiniment long. Elle aurait voulu continuer, mais sa jument avait atteint ses limites. La jeune femme décida, plus ou moins contrainte, de s'arrêter et de trouver une forêt à proximité. Elle se trouva un coin sec et y installa sa jument, alluma un petit feu pour se réchauffer. La nuit allait être fraîche dans les contrées du nord où elle se trouvait. L'elfe donna un peu d'eau à l'animal qui la regardait s'agiter, puis elle réalisa que Gurg avait laissé les maigres provisions qu'ils avaient récupérées après la défaite dans la cabane du vieux sage.

Elle les sortit, et se souvint de la phrase de Gurg :

Mrph oui, mais de quoi nourrir un elfe. Rien de bien nourrissant pour deux personnes comme nous!

La jeune femme saisit les provisions et se mit débout devant le feu :

Ah regarde bien Gurg, pour moi elles sont parfaites !

Puis réalisant qu'elle venait de s'exprimer à voix haute, seule devant son feu, elle soupira et s’assit.
Une fois son maigre repas terminé (qui lui suffit toutefois), elle s'allongea à coté de sa source de chaleur et s'endormit avec le bruit des arbres pour veilleuse .


Tu crois qu'elle est vivante ?

Que racontes-tu Josette, bien sur qu'elle l'est !

Peuh comment tu le sais, elle porte une armure, vraiment Rose-Marie il faut que tu arrête d'être aussi sure de toi, à ton age …

Quoi mon age, on a le même !

Ellena entendait les voix distinctement, et n'ouvrait pas directement les yeux, voulant en savoir plus sur les femmes qui discutaient : faire l'endormie était la meilleure solution (et bien sur la seule). Mais la curiosité l'emporta, et elle décida d'ouvrir un œil discrètement.

Ah elle se réveille tu vois elle est pas morte Josette !


Ellena ouvrit les deux yeux et vit deux têtes penchées, lui cachant la vue de la foret, tellement que les deux femmes étaient proches d’elle.

Mesdames ?

Jeune femme, vous ne devrez pas dormir ici, c'est mal famé, des personnes ayant de mauvaises intentions pourraient vous surprendre dans votre sommeil et vous voler.

Et même plus, un « i » est si vite glissé dans un mot …

Ah, les brigands de nos jours… souffla Rose-Marie

Tu veux dire, Ah les hommes de nos jours ? S'exclama Josette en fronçant un sourcil

Ah ne vous inquiétez pas, je sais me défendre.

Puis d'un bond l'elfe se leva de sa couche de fortune, pour bien observer les deux femmes.

Celle qui se nommait Rose-Marie était une vieille femme grisonnante, cheveux courts et bouclés, possédant une robe trouée beige. Elle semblait la plus sensée des deux.
Quand à Josette, celle-ci possédait des cheveux blancs plus longs, lisses, et une robe similaire à sa comparasse.

Rose-Marie observa à son tour la jeune femme qui cachait mystérieusement son visage derrière un casque, intéressant …

Mademoiselle, où allez-vous ? interrogea Rose-Marie, curieuse

Et bien ça, je sais pas. J'ai une mission, et je me dois de trouver un moyen de l'accomplir !

Une quête ? C'est quoi ? demanda sans tact Josette

Rose-Marie pesta, elle ne le dira jamais si Josette s'y prend de cette manière ! Ah vraiment, cette sœur …

L'elfe sourit derrière son casque. Après tout, elle pouvait leur dire, les deux vieilles femmes ne pouvaient pas vraiment faire quelque chose !

Je cherche à détruire L'Organisation Inutile !

Un silence accueillit sa déclaration. Les deux femmes se regardèrent dans les yeux et se mirent à rigoler bruyamment.
Ellena les regarda, surprise devant cette effusion de bonne humeur, mais ne comprenait pas pourquoi elles rigolaient, attendant impatiemment que les deux « vieilles » se calment.

HAHA comment une jeune femme peut faire quelque chose contre ces personnes ; cracha Josette, pleine de mépris pour la ridicule organisation.

Et bien justement, je cherche un moyen de les faire tomber, et surtout je recherche des compagnons pour les faire tomber ensemble !

Mais pourquoi nous dire ça à nous ? Et si nous étions des membres de cette organisation ?

Et bien soit vous m'auriez déjà tuée, car j'ai semée la pagaille dans un village ennemi et qu'il y a de fortes chances que vous en veniez ; ou alors vous seriez déjà parties pour aller avertir vos « compagnons », donc j'en déduis par vos réactions que vous n'appartenez pas à L'Organisation.

Bien vu, jeune femme ! répondit Rose-Marie. En effet, nous n'en faisons pas partie. Au contraire, il fut un temps où moi et ma sœur avions cherché à les faire sombrer, mais malheureusement nous sommes trop vieilles maintenant, donc on se contente de voyager et d'aider au plus.

Oh je vois, vous avez donc de l'expérience ? Je pourrais vous accompagner ?

Je ne vous le conseillerais pas, nous ne faisons pas grand chose, l'ennui nous guette …râla Josette.

Mais je peux vous conseiller un endroit.

Tu veux dire cette endroit ? demanda perplexe Josette

Quel endroit ?

C'est une montagne qui sert de refuge à tous les rebelles. Il y a des années, c'était le repaire absolu ; mais je ne sais si il y a encore grand monde … soupira Rose-Marie. Le temps passe vite.
Ah ça …

Ellena, perplexe, regarda les deux femmes devant elle, qui semblaient si âgées et pourtant encore si vivantes.

Si cette montagne a servi de refuge et de cache, il doit bien y rester quelqu'un !

Mesdames, où se situe cette montagne ? Je ne connais pas la région …

Mmh, je peux vous l'indiquer, mais j'ai mieux à vous proposer. Je vais vous donner une carte spéciale. Sur celle-ci, il y a tous les repères des rebelles (du moins, ceux qui existaient par le passé), et les points les plus importants de L'Organisation Inutile. Elle nous permettait de nous retrouver entre rebelles, et de voir notre prochaine cible. Tenez, prenez, je vous l'offre.

Tu es sûre Rose-Marie ? On peut vraiment lui faire confiance ?S'exclama Josette en fixant intensément sa sœur

Oui, quelque chose me dit qu'elle réussira à mener à bien sa mission, et puis c'est une elfe, ils ne mentent jamais.

Comment l'avez-vous su ?

Tss, si deux vieilles femmes s'en sont rendu compte, mon déguisement doit vraiment être mauvais …

Et bien je dirais, l'instinct d'une vieille femme qui perd la tête !

Josette la regarda, mais ne dit rien et baissa les yeux. On pouvait y distinguer une lueur de tristesse et de regret. Rose-Marie fouilla dans sa besace à la recherche de la précieuse carte ; elle était enroulée dans des couleurs jaunes beiges, et Ellena pouvait y distinguer quelques taches d'usure.

Tenez, elle a fait du chemin, et il se peut que certains repères maintenant aient disparu, mais elle reste fiable… dans l’ensemble.

Ellena se saisit la carte, et leva la tête vers Rose-Marie ; celle-ci lui sourit tendrement.

Merci Rose-Marie, j'en ferais bon usage, promis !

Mphf y a intérêt !

Rose-Marie fit la grimace, décidément cette sœur n’a jamais la langue dans sa poche …

Bon mesdames, je vous remercie pour ce présent, je vais partir en quête de cette montagne et j'espère bien y trouver de l'aide !

On compte sur vous ! s'exclama Rose-Marie en commençant à partir

La jeune elfe regarda partir les deux femmes qui se chamaillaient ; elle sourit et commença à ranger ses affaires et à donner quelque chose à sa jument pour repartir. Le chemin allait être périlleux.

Après de longs jours à affronter pluie, vent, et froid, la jeune femme distingua enfin un village. Retrouvant ses forces, elle décida d'y faire une escale pour s'y rapprovisionner en vivres.

Que s'est-il passé ici ?

Ellena, devant l'entrée du village, vit d'énormes colonnes de fumée noire. D'un pas sûr, elle s'engagea dans le village, et resta interdite devant le triste spectacle qui s'offrait à elle.
Le village était complètement dévasté, les maisons pour la plupart étaient effondrées ou en fumée, certains corps d'hommes, de femmes et même quelques enfants gisaient à même le sol, sans vie. L'elfe, dégoûtée par l'horreur de la scène, voulut s'enfuir loin ; pourtant les règles de morale l'empêchaient de faire cela, elle se sentait obligée d’enterrer les corps pour éviter qu’ils finissent dévorés par quelques animaux sauvages.
Une fois sa triste besogne terminée, Ellena récupéra sa jument et continua son trajet, plus abattue que jamais.

Gurg que fais-tu ? Pourquoi n'es-tu pas avec moi ?

Se trouvant à court de ressources, la jeune elfe alla récolter les quelques denrées qu’il restait pour pouvoir continuer son trajet. Elle s'arrêta à la lisière d'une foret ; descendant silencieusement de sa jument, elle alla parcourir les bois quand soudain la jeune femme entendit des voix lointaines. Mais grâce à son ouïe plus développée que chez les humains, elle perçut tout de suite qu’il s’agissait de deux hommes. Curieuse, elle les suivit en essayant de capter leur conversation :

Encore un village de détruit… bientôt ce sera le nôtre

Arrête, dis pas sa Jean, tu pourrais nous porter malheur. Moi j'ai une famille contrairement à toi !

Oui je sais, une belle femme même, avec une généreuse poitr…

Jean tu veux mon poing dans ta figure ?

Ellena estimant qu'elle en avait suffisamment entendu, récupéra quelques baies et plantes et repartit vers sa jument.

Mmh il semblerait que je pourrais glaner quelques informations dans une de leurs tavernes …

La jeune femme sortit sa carte et essaya de se situer entre le village et la montagne.

C'est juste à coté, peut être que je croiserais Gurg avec un cruchon de bière.

Ellena, plus motivée que jamais à cette idée, partit de bonne humeur. Elle suivit les sentiers qui menaient au village, ou plutôt à la ville ; en effet, d'énormes remparts lui faisaient face. Elle fit le tour jusqu'à trouver une porte colossale, cloutée, et deux gardes aux regard sévère.

Bonjour messieurs, je souhaiterais entrer pour me rapprovisionner.
Vous êtes seul ? Demanda le garde de gauche avec toute sa mauvaise humeur possible.

Oui …

Vous pouvez rentrer. Faites attention au couvre-feu, à 23 heures plus personne ne doit circuler dans Lorenzoles, et les portes ouvriront à 7H du matin. Sur ce, bonne visite parmi nous ! Répondit le garde de gauche un peu plus enjoué que son comparasse.

Ellena descendit de sa jument et entra dans la ville. Le soleil n'allait pas tarder à se coucher, aussi, elle confia sa compagne de route à l'écurie de la ville, puis elle chercha une taverne.
Le « nid de l'aigle » n'avait pas beaucoup d'allure, pourtant on sentait la bonne humeur qui en émanait. L'elfe rentra donc dans cette taverne, pleine d'espoir pour y trouver un Gurg à moitié saoul dormant sur une table, des informations sur les L'OI, et bien sûr un bon lit !
Quand elle entra, tous les occupants de la guinguette se turent et la regardèrent passer. Puis après cette seconde de silence, ils reprirent tous leur occupation ; Boire et se bidonner.
La jeune femme s'assit au bar et demanda une chambre ainsi qu’un plat chaud, qu'on lui accordât sans problème dès que le tavernier aperçu la belle bourse qu'Ellena lui montra discrètement.

Alors comme ça on visite notre belle ville ? Nous sommes fiers de pouvoir dire que nous luttons contre L'OI.

Mmh oui, normalement j'aurais du m'arrêter au village Beauzire

Ah … Oui il a été détruit il y a peu mais les habitants n'osent pas s'y aventurer, ils disent qu'il serait hanté

Ah bon pourquoi ça ?

Et bien quand les représentants de la ville y sont allés, ils ont trouvé de nombreuses tombes, comme si les fantômes des morts avaient fait eux même leurs tombes. Depuis, de nombreuses rumeurs circulent …

Oh je vois …

Les actes ont toujours des conséquences, même d'enterrer des morts …

Mais qu'est-il arrivé à ce village ?

Triste histoire, les L'OI dans leur absurde croisade ont saccagé le village pour montrer une fois de plus leur supériorité ; ils l'ont pillé et sont repartis, malheureusement les laquais de L'Organisation Inutile ont décidé à leur tour de faire une démonstration de force, et ont tués tous les villageois et brûlé leur maisons … Le pauvre tavernier semblait complètement abattu.

Tss comme si les L'OI ne suffisaient pas, il faut maintenant que d'autres s'y mettent, quel monde …

Et qui sont ces laquais ?

Les Tachic Icia, ils essaient de se faire passer pour des héros, mais nous avons depuis longtemps démasqué leurs magouilles.

Voilà des informations de la plus haute importance, quand je dirais ça à Gurg, il en sera vert !

Je vous remercie d'avoir répondu à mes questions, et je suis désolée de vous avoir fait ressasser de mauvais souvenirs …

Je vous laisse apprécier votre plat, votre chambre est la 8.

Ellena mangea son plat sans en laisser une miette, puis pris sa clé qui était posée sur le bar, et monta les escaliers en colimaçon pour enfin trouver un peu de repos dans sa chambre. La pièce était sobre avec au fond un lit pour une personne qui sentait bon les draps frais, et à sa droite une petite table. La jeune femme ferma sa porte à clé, puis commença à enlever l'armure et ses fripes. L'instant d'après elle s'écroula sur le lit pour dormir d'un sommeil sans rêves.

Toc Toc

Monsieur il y a de la ripaille à votre disposition en bas !

Ellena sursauta et d'un bond enfila ses vêtements et armure (pour peu qu’un humain profite de la vue de son corps bien sculpté), puis répondit d'une voix traînante pour se donner une contenance :

Mmh oui je descends.

Elle vérifia que tout était en place, refit le lit et descendit. Elle y trouva une pièce complètement vide, avec pour seul occupant le tavernier et un bar assiégé de mets et de victuailles toutes aussi appétissantes les unes des autres.

Servez-vous, je vous en prie.

La jeune femme, sans faire plus de manières, dévora une bonne partie de la nourriture pour ensuite faire face à l'énorme sourire de l'aubergiste.

Cela vous fera 1 000 Or !

Ellena regarda l'homme, complètement abasourdie, mais désirant partir le plus tôt possible, elle n'essaya même pas de marchander le prix et lui donna la somme voulue.

Merci à vous revenez quand vous voulez !

Ca ne sera pas demain la veille, l'ami !

Sur ces mots, l'elfe partit récupérer sa jument qui l'attendait bien sagement. Elle donna quelques pièces à celui qui l'avait gardée, et partit de la ville, pressée de trouver cette montagne.
Elle suivit les sentiers qui devenaient de plus en plus escarpés, et elle finit par descendre de sa jument pour pouvoir la guider à travers les cours d'eau, quand Ellena entendit une cascade non loin d'elle. La jeune femme suivit son instinct et se trouva en face d'une magnifique chute d'eau. Sur sa carte il était clairement indiqué que la cascade représentait la porte d'entrée de la montagne, elle attacha sa jument et s'élança à travers la cascade.
La jeune femme se trouva dans une sorte de grotte entièrement faite de pierre, et en face, une porte assez petite toute de métal, gardée par un nain aussi surpris qu'Ellena de voir une personne autre que lui, et entièrement recouverte d'armure.

Que voulez-vous ? Grogna le nain sur la défensive, prêt à sortir des couteaux

Je cherche la montagne des rebelles, je suis venu lutter contre L'OI ! Tonna Ellena pour se faire imposante et impressionner le nain.

Je ne vois pas de quoi vous parlez, reprenez votre chemin, il n'y a rien pour vous ici.

Je ne rigole pas, regardez j'ai une preuve !

Ellena sortit la carte et la montra au nain, celui-ci perplexe regarda la carte et reconnu qu’il s’agissait bien d’une carte donnée aux fidèles rebelles, pourtant il n'avait jamais vu cette personne, et le fait qu'elle porte une armure sur le dos la rendait encore plus louche.

Attendez, je reviens !

Le nain décida d'aller voir ses supérieurs pour en savoir plus sur se qu'il devait faire, et surtout si il n'y avait pas d'information sur cet étrange visiteur.
Quelques instants après il revient perplexe devant Ellena :

Vous pouvez entrer !

Sans préambule, celle-ci entra et fut impressionnée par l'étrange spectacle, cela avait beau être une montagne, mais de son point de vue c'était plutôt un gruyère, des tunnels sortaient de partout, et pour office de lumière, d'étranges pierres lumineuses ornaient le plafond et laissaient émaner une lumière diffuse.

Suivez moi au lieu de rêver !

La jeune femme sursauta, elle avait complètement oublié sa situation, et s'était laissée surprendre par le garde nain. Il la guida en silence à travers différentes galeries pour enfin déboucher sur une grande pièce ; elle aperçu au loin une personne très familière.

Gurg !

Ellena s'élança pour rejoindre Gurg, sans faire attention aux éléments et personnes qui l'entouraient, pour aller le serrer fort dans ses bras.

Gurg je suis tellement contente de te retrouver !
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MessagePosté le: Mer 3 Aoû - 17:20 (2011)    Sujet du message: La quête de la ridicule organisation Répondre en citant

-Gurg-30/04/2011 20h58



Serré tout contre l’elfe, cette situation ne déplaisait pas au nain. Cependant, il était un nain, et il fallait comme toujours qu’il y mette de la mauvaise volonté, même s’il se sentait bien, proche de celle qui lui manquait.

Mrph, oui, c’est moi. Bien, c’est bon maintenant ?

Ca fait des jours qu’on s’est pas vu, et c’est tout ce que tu trouves à me dire ? répondit l’elfe un peu déçue

Qu’importe, Ellena avait retrouvé Gurg, c’est tout ce qui importait pour elle. De son côté, Gurg cachait sa joie, sale caractère oblige, mais il attendait Ellena avec impatience.

Mais comment es-tu arrivé ici ? Que t’est-il arrivé ? Quelles informations as-tu eues ? Qui…

Soit patiente ! (ah, les femmes…) Je vais tout te raconter.

Gurg commença alors son long récit.
[…]
Après ses déboires avec MATT, dit Miaou, Gurg avait continué son chemin, ayant d’autres chats à fouetter. Allant de village en village, il avait lui aussi rencontré des villages dévastés. Et toujours cette même emprunte : maisons brûlées, villageois tués, quelque soit l’age et le sexe. Aucune pitié n’avait eu lieu contre ce déchaînement de violence, souvent gratuit.
Visitant taverne sur taverne, Gurg glanait quelques informations là où il pouvait les prendre. Le tout arrosé de quelques fûts de bières, parfois un peu trop.

Ah j’étais sûre que tu te saoulais en mon absence ! Ah que je le savais ! T’es bien un nain ! s’exclama l’elfe, fière.

Bah d’habitude c’est toi qui me saoules, donc je n’avais pas besoin de boire. T’es bien une femme ! (et toc !)

Puis survint cette rencontre, avec une naine un peu rebelle. Après avoir fait connaissance, il s’avérait qu’elle luttait elle aussi contre les LO’I. Se liant peu à peu d’amitié, elle lui avait révélé l’emplacement de la cache secrète, celle même où Gurg et Ellena se trouvaient en ce moment.

Vous n’êtes donc que « amis », toi et cette naine ?

Avec le sérieux le plus déconcertant, Gurg répondit : Tu ne crois pas si bien dire, c’est devenu ma femme.

QUOI ??? hurla Ellena Tu plaisantes ? affolée

Bah oui… elle a le double de mon age.

Pffff…. et par esprit de vengeance : de toutes façons moi aussi j’avais rencontré un bel humain un soir dans une auberge, qui me trouvait à son goût.

Oui bien sûr… de toutes façons qui voudrait de toi, à part moi ? haem, je veux dire, qui te voudrait ?

Mmhh…

Bon, laisse-moi continuer mon récit, veux-tu ?

Après avoir lié d’amitié avec cette naine, Gurg se rendit donc immédiatement dans la grotte. Il n’eut aucun mal à la trouver, son instinct masculin et son sens de l’orientation eurent raison de cette montagne escarpée et dangereuse.
Son courage et son caractère de meneur firent de lui un rebelle accompli, et c’est sans mal qu’il devint chef des rebelles nains, et même le meilleur qu’il n’y ait jamais eu.

Gurg !

Oui, Ellena ?

Tes chevilles… elles enflent…

Pfff….

Mais la cache regorgeait de rebelles, et était bien loin de comporter uniquement des nains. En fait, il y avait un peu de tout : humains, elfes, nains, pégases, singes… une telle diversité, réussissant à vivre en quasi harmonie, semblait relever du surnaturel. Et pourtant, l’envie d’abattre les L’OI et leurs chiens de garde, parvenait à unir ce qui en temps normal ne pouvait l’être.
Les nains étant de bons guerriers, ils faisaient également office de gardes, et de sécurité intérieure pour le repaire. Ceci explique le nain à l’entrée de la grotte.

Bon ce n’est pas tout, mais il faudrait que vous lui annonciez ce qui est prévu, Chef Gurg.

Ellena ne put s’empêcher de sourire à l’évocation de ce titre. Elle n’avait pas l’habitude d’entendre son compagnon appelé ainsi.

Oui. Ellena ! Il faut que je t’informe. Nous savons de source sûre que demain, les LO’I vont raser le village de la reine Mellard. Elle lutte tout comme nous contre eux, mais elle a eu la mauvaise idée de l’annoncer publiquement. Et tels des rats sur la moindre proie potentielle, les troupes LO’I sont déjà en route pour raser toute forme vivante de son village.

Comme d’habitude…

Oui, sauf que cette fois-ci, on va défendre le village. Il se trouve au pied des montagnes, et nous pouvons y être avant l’ennemi. Cette fois-ci, nous les repousserons, et nous les poursuivrons jusqu’à leurs villages, que nous raserons.

Chef ! Notez toutefois qu’ils sont en supériorité numérique, ceci n’est donc que de la théorie.

Si tout se passe bien, on a nos chances…

Les L'OI sont fourbes, j’ai un mauvais pressentiment… mais bon, c’est peut-être mon caractère elf… humaine qui me fait faire du mouron. Nous verrons bien.

Sans perdre une seconde, Gurg et les autres nains réunirent une armée. Nains, elfes, humains, et autres créatures, se joignirent et formèrent une troupe. A peine quelques minutes plus tard, ils étaient en route pour le village de Mellard.

Tu sais Gurg, on ne devrait plus nous séparer ainsi. C’est miraculeux qu’on ait réussi à nous retrouver !

Tant que t’as de l’or, je te suivrais.

Gurg ! Ne t’ai-je point manqué durant ces jours ?

Le nain ne répondit point. Il avait du mal à l’admettre, mais Ellena lui avait cruellement manqué. Mais il était un nain. Comment pouvait-il se laisser submerger par de tels sentiments ? Un nain pourtant si droit, si fort. Non, Gurg refusait d’y croire. Il ne pouvait pas fondre pour cette créature qui n’était même pas une naine !

Nous arrivons. Voilà le village de Méllard.

Devant eux se dressait une imposante forteresse toute d'or vêtue, d'une splendeur inégalée. Arrivés devant l'entrée, les troupes rebelles pouvaient distinguer une imposante porte en bois doré, ornée par de nombreuses pierres précieuses, formant un B magnifique.
Rapidement les troupes se massèrent dans l'enceinte du château. Les archers dans les tours et sur les remparts, les cavaliers derrière les portes, près à débouler sur le champ de bataille, les nains pour protéger la population et pour poser des pièges, etc...
A peine les combattants en place que l'ennemi apparaissait brusquement à l'horizon.

Cavalerie en vuuuue!!! Préparez-vous!

Branle bas de combat, tout le monde se tint prêt à combattre pour la vie ou pour la mort.
Quelques minutes plus tard la bataille s'engagea. Les flèches des archers perçaient l'échine des chevaux par centaines, et parfois traversaient la faible armure des cavaliers, les laissant pour mort à peine arrivés au pied des murailles. En tout bord de la forteresse les portes tenaient bon, et la défense rebelle repoussait l'assaut des L'OI. Les lanciers et épéistes ennemis, impuissants, ne pouvaient que se regarder mourir, ou fuir devant le désastre qu'offrait ce premier assaut.
Peu à peu les forces assaillantes s'amenuisèrent, et on cru un instant la victoire acquise, une victoire historique, car elle serait une première face à des L'OI forts et lâches.
Alors que les derniers assaillants arrivés, la stupeur gagna la défense :

Mais qu'est-ce que c'est? Qu'arrive-t-il par là-bas?

Mais rien, on a gagné, je vous l'avais dit, des mauviettes ces L'OI.

Gurg, non... l'archer a raison, il y'a du grabuge là-bas. Et ça fonce vers nous!

En effet, à l'horizon une nouvelle masse ennemie arrivait à une allure impressionnante. Lentement elle se dessinait, laissant grandir alors qu'elle s'approchait des cavaliers en armure, accompagnés d'étranges unités de guerre, ressemblant à des cavaliers, mais plus effrayants encore (des paladins).
Plus ils avançaient, plus ils était nombreux. L'horizon ne désemplissait pas d'ennemis, qui se comptaient désormais par dizaines de milliers. Une nouvelle bataille s'engagea alors, face à un assaillant au moins cent fois plus nombreux. Une bataille encore plus longue que la première.
Dans la confusion la plus générale, personne ne put apercevoir la présence de béliers, qui fendirent en quelques minutes à peine les portes de la ville. La forteresse infiltrée, l'effusion de sang put cette fois-ci commencer. L'incompréhension devant tant de monde pour se battre laissa place à un véritable orchestre de cris, de sang et de morts. Insoutenable pour la population elle aussi massacrée durant cette bataille, dont le nom sera à jamais mêlé au sang et à la terreur.
[…]
Presque toute la ville était en feu, et il ne restait qu'une poignée de survivants. Alors que les guerriers ennemis exécutaient un par un les derniers combattants encore debout, ils encerclèrent Ellena.

Approche ma jolie, tu t'es bien défendue, mais ici s'arrête ta bataille!

Tu vas payer comme tous les autres petite elfe!

Allez, achevons-là!

Alors qu'ils s'apprêtaient à assassiner l'elfe, un guerrier blessé les interrompit.

Stop! Je connais cette fille. Et, se tournant vers Ellena : tu es la fille de la taverne, qui nous a terrassé avec ton ami.

Vous! Vous êtes le lâche qui a préféré fuir plutôt que de combattre!

Hahaha, mais moi je suis en vie, et c'est désormais moi qui vous tient!

Macabre personnage! Lâche!

Et regardez juste derrière, voilà son petit copain le nain. Un nain et une elfe, mouhaha, j'avais encore jamais vu!

Peuh, il a encore bu celui-là... c'est pas une elfe, je l'aurais déjà égorgée sinon. (Ellena , elfe, eut un pincement au coeur)

Les gars, ne les tuez pas, j'ai mieux pour eux. Emmenez-les! On va les garder prisonniers pour l'instant, j'ai une petite idée derrière la tête...

Gurg et Ellena échangèrent un regard interrogateur et inquiet. Ils furent emmené de force avec les troupes L'OI.
Lentement, il quittèrent les ruines de la ville, ou quasiment plus une âme ne respirait désormais. Ils marchèrent ainsi toute la nuit durant, sans savoir où ils étaient amenés. Seul l'espoir leur permettait de marcher encore...
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Ellena
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MessagePosté le: Ven 5 Aoû - 16:55 (2011)    Sujet du message: La quête de la ridicule organisation Répondre en citant

 Ellena que fait-on ?

Gurg … Sincèrement je ne sais pas, laissons les nous guider dans leur repaire, on s'échappera et on trouvera bien un moyen...

L'elfe, très inquiète, avait peur pour son identité : et si Gurg la découvrait ? S'il la rejetait ? Il était son compagnon adoré, elle ne s'en remettrait pas. Il avait beau être un nain grognon et toujours en train de se faire remarquer, c'était quand même ce qui lui plaisait en lui.
Loin de son pays, exilée pour s'être montré odieuse envers son futur mari, elle avait peur de s'être retrouvée seule face aux Hommes, mais Gurg était intervenu et lui avait montré la voie. Maintenant elle ne voulait pas le perdre, mais son mensonge risquait de tout faire capoter. C'est donc la mort dans l'âme qu'elle avança tête baissée.


Un des hommes ayant vu le manège des compagnons s'approcha et lorgna Gurg en prenant toute sa hauteur et lui sourit d'un air mauvais :

Alors comme ça on a des tendances suicidaires ? Si vous pensez vous échapper ne serait-ce qu'une seconde, vos têtes rouleront par terre. Compris ?

Pour toute réponse, le nain planta bien fort son pied dans la cheville de son kidnappeur, celui-ci de rage commença s'élancer pour lui donner un grand coup dans la tête.

Stop! il y a des brigands sur cette route, si tu veux te défouler tu le fera au camp, Dermot.

Ellena eu un sursaut d'espoir, des brigands hein ? Mmh si ils les redoutent il serait intéressant d'en savoir plus.

Dermot grogna devant l'ordre de son supérieur. Se faire remonter les bretelles devant les autres n'est pas une des meilleures idées, surtout qu'il avait derrière la tête l'envie de provoquer une petite révolte, de quoi prendre le pouvoir, puis il eu un sourire carnassier en prévision de se qu'il allait prévoir sous peu.
Gurg fit la grimace ; il devait trouver un moyen de fuir, et vite. Il ne voulait pas y laisser sa peau de nain .


Le groupe d'une dizaine d'hommes composé de simples soldats (dont Dermot) et son supérieur marchèrent en encadrant Ellena et Gurg, ligotés. Ils mirent deux jours à arriver, et malheureusement Ellena avait perdu tout repère. Ils arrivèrent devant une grotte à demi ouverte, en amont d'une immense montagne lugubre et complétement brulée (il ne restait plus rien a part quelques arbres carbonisés et de nombreux corbeaux noirs qui planaient au dessus de leur têtes).


Quel présage de mauvaise augure …


Ellena tourna la tête vers Gurg, et elle aperçu une lueur de révolte dans ses yeux marrons. Cela lui redonna du baume au cœur, mais le pire n'était pas encore passé. Ou plutôt, il ne faisait que commencer.
Quand ils virent leur complices arrivés, d'autres hommes sortirent de la grotte, tous surpris de voir deux prisonniers mais ne pipèrent pas un mot et attendirent les ordres du chef.


Enfermez les ! Mais attention, séparément, ils sont malins comme des fripouilles.


Deux hommes se saisirent de Gurg. Celui-ci essaya de se débattre, mais Dermot arriva par dernière et lui donna un coup de pommeau d'épée dans la nuque, laissant le pauvre nain complétement sonné pour se faire emmener.
Ils saisirent Ellena et enlevèrent son casque de fer pour le jeter dans les fourrés.


Gurg !!!


Toi l'elfe je te conseille de te taire, certains seraient bien contents de partager leur tente avec une elfe, n'est-ce pas les gars ?


Yeah !! sifflèrent l'assemblée d'hommes


Deux autres hommes des plus motivés se jetèrent sur l'elfe et sans le moindre ménagement la jetèrent dans une cage en face de celle du nain.


Ellena attendit qu'ils soient partis, et non sans lancer un regard méprisant en direction de la sortie des deux soldats, elle scruta la cage d'en face dans l'espoir d'y voir son partenaire.


Gurg ! Gurg!!! Tu m'entends ? Réveille toi, c'est pas le moment de dormir !


Perdant tout espoir de réaction de la part du nain, elle s'écroula le long de la cage métallique quand soudain à sa gauche dans le coin le plus sombre de la grotte, elle remarqua un mouvement mais ne pouvant rien distinguer, elle se leva et s'approcha au maximum.


Il y a quelqu'un ? Hého ?


Mmhpf qu..qui êt..êtes vous ?


Surprise mais aussi soulagé de ne pas être seule, Ellena hésita à lui raconter leur histoire et préféra tester leur compagnon de cellule :


Nous luttons contre L'Organisation Inutile.


Qu..quoi ? V..vous avec v..ôtre ar...armure brillante et et votre v...voix de femme ?


Oui pourquoi sa pose un problème ? Et je ne suis pas seule vous savez !


Ellena se mordit la langue, de quoi elle était fière finalement, d'avoir un compagnon complètement inutile et d'avoir mis la pagaille dans une auberge ?
Se rendant compte que sa bataille depuis le début était peine perdue, elle se rassit, plia ses jambes et cacha sa tête comme pour se faire oublier du reste du monde.


Dans la troisième cellule, le forme sombre se déplaça pour essayer au mieux de distinguer cette femme qui affirme combattre L'OI, lui qui était ici depuis si longtemps avec le temps on aurait pu le confondre avec un rocher de cette grotte.


M...madame m..moi aussi !


L'elfe surprise releva la tête, quoi lui aussi ? Lui aussi n'est pas seul ?


Je je c...combat L'OI


* * *


Chef pourquoi on les a emmenés ? Ils nous servent a rien !


Dermot, des fois je me demande si tu sais vraiment te servir de ta cervelle, comment as-tu pu te retrouver ici avec tes deux neurones qui se battent en duel ?


Dermot grimaça, il ne perdait rien pour attendre celui-la, pas besoin de neurone pour tuer voilà tout.


Ils vont nous servir ! s'exclama le chef Acturos avec un sourire mauvais


Servir ? Mais servir à quoi ?


Ils vont faire parler l'autre prisonnier, réfléchis, quoi de mieux pour le faire parler ? Il a beau bégayer, il n'en reste pas moins qu'il a encore sa langue, enfin grâce à moi n'est-ce pas Dermot ? Encore une incompétence comme celle où tu as failli lui couper la langue et c'est moi qui te la coupe compris ?


Mais chef il ma craché a la figure, il le méritait …


On cherche à savoir et à connaître les différents repaires de ces rebelles, comment veux-tu qu'il parle sans sa langue ? S'exclama avec colère Acturos, qui donna un coup sur la table avec fureur devant la stupidité de son subordonné.


Une fois sorti de la tente principale du chef, Dermot fulmina. Il va me le payer, ce n'est pas parce qu'il est plus intelligent qu'il ne peut pas mourir... Puis en jetant un œil devant la grotte des prisonniers, de nouvelles pensées vinrent envahir son esprit en ayant tout oublié de sa conversation précédente .


* * *


J..je m'appelle Q...quentin, j'étais u..un gestionn...aire des attaques s..sur L'OI et nous prévoyons de stopper également leurs chiens de gardes qui gagnent de plus en plus de puissance, à croire que bientôt ils seront supérieurs à L'OI.


Quentin ? Je ne vous connais absolument pas, qu'est-ce qui m'affirme que vous n'êtes pas un traitre enfermé avec nous pour nous faire découvrir nos secrets ?


Quentin se mit a rire, du moins cela ressemblais plus un tremblement-grognement à la manière dont il se contorsionnait.


Vv...vous savez j..je ssuis là depuis b..bien long..longtemps, j'ai ét..était capturé l..lors d'un convois mes c..compagnons et m..moi même a..avo..avons étaient cap..capturés mais la p..plupart étaient a..atteints de b..blessures m..m..mortelles sauf moi qui m'ét..m'était bien caché !


Et vous êtes fier de vous être caché ? Moi si Gurg avait été en danger, je me serais battue corps et âme pour le défendre!

C'est sur cette dernière phrase qu'un ronflement sonore se fit attendre venant de la cellule en face de celle d'Ellena. Celle-ci poussa un soupir, puis se retourna vers l'ombre pour lui faire signe de continuer.


A l'instant où Quentin s'apprêtait à continuer, des bruits de bottes se firent entendre et tous deux comme un seul homme, Ellena et Quentin tournèrent la tête vers l'ouverture.


Prenons le nain il nous divertira un moment, après tout nous avons un nouveau jouet a essayer n'est-ce pas les gars ?


Ouais s'exclama la petite assemblée de cinq hommes,


Dermot décrocha le trousseau de clés sous les yeux très attentifs d'Ellena qui, silencieuse comme un chat, observa la scène.
L'homme le plus à gauche se précipita dans la cellule, s'accroupit et décida de réveiller le nain à coups de baffe plus violentes les unes des autres.


Hé qu'allez-vous faire de lui ? Hé arrêtez ne lui donnez pas des coups dans son sommeil, espèce de lâche !

Prise d'une rage folle devant ces humains qui ne valent pas mieux les uns des autres, elle commença à frapper de toutes ses forces sa cellule de fer.


Dermot ayant peur que le tapage de l'elfe soit entendu par le campement entier s'approcha d'elle pour la faire taire


Alors comme ça ma jolie tu veux sortir ? Mais si tu veux tu peux suivre ton ami mais tu attendras d'abord qu'on s'occupe de lui. Alors pour le moment je te conseille de te taire si tu ne veux pas finir assommée et dénudée devant tout le campement.


C'est bon chef, on peut l'emmener.


Deux hommes prirent Gurg et commencèrent par l'emporter


Qu'allez-vous en faire ?


Ca ma jolie, ça ne te regarde absolument pas, mais ses cris et notre troisième pensionnaire te donneront tout de même des indices ! 

C'est ainsi que Dermot quitta la grotte, tout sourire et prêt s'adonner aux jeux de torture qu'il avait réservé au pauvre nain.


Allez dépêchez-vous, emmenez le dans la petite tente, celle où il y a tout les outils ; sortez moi la grande pince et préparez la table d'écartèlement.


Oui chef, a vos ordres.


La bande d'hommes se dépêcha de rentrer dans la tente en sifflotant et en riant, comme s'ils allaient se préparer au meilleur des festins ; le pauvre nain quant à lui, complétement assommé, commençait tout doucement à immerger sans pour autant se rendre compte du danger qui planait sur lui.


Après des heures et des heures, Ellena revit à la lumière du jour le groupe d'hommes rapportait un nain complétement ensanglanté, assommé. Les hommes devaient être plusieurs pour le porter et même ainsi il avait les jambes qui trainaient.


Laches ! Hurla Ellena Regardez vous bande d'idiots, tous aussi perfides et mauvais les uns que les autres, comment pouvez-vous exister ? Comment pouvez-vous respirer ? Comment pouvez-vous ne pas avoir honte ? Vous êtes morts, j'en fais le serment devant mes dieux elfiques je promet de tous vous tuez jusqu'au dernier, plus jamais vous ne pourrez torturer, respirer, votre dernière vision sera celle mon épée s'enfonçant avec toute la lenteur possible dans votre chaire putride, ainsi vous ressentirez toute ma haine.


Après avoir prononcé sa sentence de mort, n'ayant plus de souffle Ellena s'assit au fond de la cellule en faisant croire qu'elle était faible et donc inoffensive attendant la réaction des benêts qui la retenaient prisonnière.


Dermot n'avait pas pipé mot devant le discours d'Ellena, il s'était contenu. Mais la voyant recroquevillée, faible sans défense, Dermot baissa sa garde et décida de prendre Ellena avec lui, histoire de passer un peu de bon temps avec, après tout une elfe aussi belle était rare.


Il chassa ses hommes, qui partirent déçus. Il sorti les clés, commença à ouvrir la porte et la, chose étonnante il crût entendre un sanglot ; une légende disait qu'en obtenant des larmes d'elfe il pourrait acquérir une force immense. Pendant un temps, oubliant toute précaution, il se précipita sur l'elfe prêt à recueillir une larme du bout de sa langue.
L'elfe depuis le début avait prévu cette combine et au moment où Dermot se jeta sur elle, Ellena se jeta sur lui à son tour, et elle lui donna un coup de coude de toute sa force dans la nuque du malfrat. Un bruit de craquement la fit grimacer, mais elle ne chercha pas à savoir si il était mort ou vif.
Elle s'élançât, tout en passant sur le corps de Dermot pour récupérer les clés.


Gurg ! Gurg ! Murmura Ellena Gurg tu m'entends ? Je vais nous sortir de la, ne t'inquiète pas mon ami !


Et … et moi ?


Ellena sursautât. Elle avait complétement oublié Quentin, cet idiot qui préférait se cacher plutôt que de sauver ses compagnons. Prise de dégout, elle s'approcha pour distinguer le visage de cet homme.
Elle eût pitié, et à travers l'obscurité et les barreaux, l'elfe distingua une forme assise sur un rocher, enchainée et crasseuse. La forme bougea un peu à l'approche d'Ellena.


Me … me re...regardez p...pas, je … je suis aff...affreux..


Quentin je vais vous sortir de la, mais je ne garanti pas vôtre sécurité, j'ai décidé de mettre le feu à ce campement. Si je vous libère, promettez-moi de sortir de la et de partir loin sans vous retourner. Je veux que vous exerciez une profession digne et honnête, la rébellion n'est pas pour vous !


Ou...oui mais dé...dépêchez-v... vous


Après de nombreux bruits de cliquetis peu discrets, Quentin fut libre mais peu apte a se déplacer débout. Ellena était gênée par ce poids supplémentaire que représentait cet homme.


Voyant qu'il la ralentissait, Quentin se détacha de l'aide d'Ellena s'assit à même le sol devant sa cellule.


C...continuez sans m...moi, je... je me dé...débrouillerais.


Ellena, sans plus attendre, se précipita devant la cellule de Gurg. Percevant un gémissement de douleur, elle se dépêchât d'ouvrir sa cellule, le prit sur son épaule et après un ultime coup d'œil sur Quentin qui a quatre pattes, se déplaçait avec peine, elle se jeta dans la lumière du jour qui l'aveugla pendant quelque secondes. Mais heureusement grâce à ses yeux d'elfes, plus puissants que des yeux d'humains, elle pût se déplacer avec vitesse malgré son fardeau tout en longeant la montagne. Une chance pour elle, la plupart des hommes étaient occupés ainsi personne ne s'aperçut de leur escapade. Mais certains étaient probablement partis dans la forêt, cela signifiait qu'il ne faudrait pas trop s'attarder. Malgré tout, un arrêt dans la forêt était obligatoire pour soigner et soulager la douleur du nain (l'elfe y serait dans son élément et aurait ainsi tout à disposition pour le soigner).


En quittant la montagne, Ellena réussit a s'enfoncer et à s'éloigner du campement. Estimant être assez loin, l'elfe s'arrêta derrière un gros arbre bien touffu qui semblait être l'abri idéal dans la situation actuelle. Ellena assit le nain et commença à déchirer un bout de la tunique qu'elle portait sous son armure, et malgré le manque d'eau, la jeune femme fit son maximum pour essuyer le sang sur le visage du nain. L'arcade sourcilière ouverte de celui-ci avait ensanglantée toute la partie droite du visage du nain. Heureusement ce n'était qu'une blessure superficielle et il n'en garderait aucune cicatrice.


Elle entreprit de commencer à le déshabiller, quand soudain un autre gémissement se fit entendre lui informant que le nain n'allait pas tarder a revenir parmi eux.


Mmmh AIE AIE Ellena ?

Oui Gurg je suis la ?


J'ai mal mais je crois que mes yeux sont atteints...


Ellena, inquiète, regarda le visage de son compagnon inspecta ses yeux mais rien ne signalait qu'il avait une blessure à cet endroit.


Non Gurg on dirait pas, as-tu mal ?


Je te vois avec des oreilles pointues et des yeux de cristal, c'est pas normal !


Fichtre et Foutre ! Gurg on verra ça plus tard, où as-tu mal ? On a pas le temps pour ça je dois te soigner pour que tu sois capable de tenir tout seul et qu'on puisse partir !


Partout mais je crois que j'ai des côtes qui ont pris et j'ai mes poignets et chevilles qui ont pris, enfin surtout mes poignets.


Bouge pas Gurg … enfin tu ne peux pas, mais je vais voir si je trouve un point d'eau pas loin je dois laver un minimum tes blessures avant qu'elles ne s'infectent.


Ellena s'éloignât rapidement et se fiant à ses instincts d'elfes, elle ne tardât pas à trouver un fin ruisseau. La jeune femme trempa son morceau de tissu et en déchira d'autres, laissant apparaître son sein droit dénudé (d'une rondeur et d'une blancheur à en faire baver tout humain qui se respecte, ni trop gros ni trop petit, juste ce qu'il faut). Elle s'inquiétait de la réaction du nain quand elle lui dirait d'où elle vient, qu'elle avait était chassé de son royaume et qu'elle avait décider de changer de monde en venant ici pour qu'il soit meilleur, et pour prouver qu'elle savait se débrouiller et qu'elle avait accompli de grandes choses.


Retournant sur ses pas, elle retrouva le nain dérivant entre l'inconscience et la réalité.
Elle entreprit de le soigner et après un bon moment de lamentations et de râlements (tout ceci de la part du nain), ils purent enfin reprendre lentement leur route.


Mais avant cela Ellena avait une vengeance à accomplir, et elle ferait tout pour voir ces hommes disparaître !
Et minutieusement elle préparait sa vengeance, en s'enfonçant en compagnie du nain dans la forêt dense et noire tout doucement mais surement ...
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:17 (2018)    Sujet du message: La quête de la ridicule organisation

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